La marmotte s'évade...
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Salar d Uyuni / Desert du sud Lipez - Bolivia

Me voici donc parti pour trois jours de 4x4 au milieu de rien et surtout, surtout, sans mon boulet venu du froid. A premiere vue j ai bien fait de reporter d une journee. Je me retrouve dans un groupe de 6 age de 27 a 30 ans et compose d un couple de francais (alsacien vivant a ferney-voltaire), Sophie et Fred,  d une canadienne de Calgary, Heather, et de deux allemandes de Francfort, Nadine et Bodil. A ce groupe de gringos se rajoutent bien sur le guide, Primo et sa femme cuisiniere dont on ne saura pas grand chose en dehors de ses capacites culinaires.

On part donc tout ce charmant petit groupe a destination de la pointe sud de la Bolivie en passant au travers du salar et du sud lipez. Auparavant on fait un petit crochet vers le cimetiere a train. Une espece de decharge ou sont accumules de vieilles carcasses de train rouillees. Ca a un cote pittoresque mais la quarantaine de 4x4 et l accumulation de dechets rendent l endroit un peu superficiel. Pis on est pas franchement la pour ca.

On arrivera finalement dans le desert apres une etape Colchani, la ville ou vivent les exploitants du salar (interet de l arret? acheter des merdes aux locaux). Une fois dans le salar c est hallucinant... Du plat et du blanc a perte de vue. Ca piquotte un peu les yeux mais autant par l exces de luminosite que par la beaute de l endroit. C est difficile de completement se deconnecte du fait de la presence de pas mal de monde mais je me sent malgre tout depayse comme jamais. Ca ressemble a rien de ce que je pouvais connaitre auparavant. Y a un cote absolu et immuable a cet environnement qui, contrairement a ce qu on pourrait croire, s accroit. J observe soigneusement les motifs vaguement hexagonaux que forment le sel a la surface. On se dit que c est dommage de les briser a coup de 19" mais quenenni malheureux.  Chaque annee, en fevrier - mars, les pluies diluviennes recouvrent completement le desert qui forme une sorte de pataugeoire geante. Puis l eau s infiltre et le desert redevient lisse. Et les motifs? Le lithium mon enfant. Le sous sol du desert est compose ainsi : un couche de sel, une couche de roche et une couche de lithium (d ailleurs des mines de lithium exploitent abondamment ce materiau dans le sud du salar). Le lithium, par je ne sais quel reaction aux proportions stoechiometriques, libere l oxygene de l eau, celui ci passe au travers de la couche de roche et de sel formant ces motifs qui sont en fait des craquelure en relief. Pourquoi ces motifs? C est pas totalement sur vu mon niveau d espagnol mais d apres ce que j ai compris, c est les fissures de la couche de roches qui ont ces formes. L oxygene y passe puis traverse sans soucis la couche de sel pour repercuter le motif a la surface. Tripant.

Voila pour l instant Fred et Jamie. On continue notre expe direction l ile du poisson (isla del pescado). Il s agit en fait d un relief prenant vaguement la forme d un poisson vu de loin. A mes yeux, ils ont choisi ce nom pour les touristes car une fois la bas les panneau indique un autre nom, vraisemblablement en aymara. Enfin l endroit n est pas vilain. On y trouve une veritable foret de cactus et surtout un point de vue sur le neant qui nous entoure. On peut y voir les refliefs lointains ainsi que les traces de 4x4 qui me font pense malgre moi a l aspect industriel de l exploitation. Mais ca reste minime comme sentiment. Ce qui predomine au sommet de cette taupiniere, c est la beaute de l endroit. Je l avais vaguement imagine, ce  fut au dessus de mes esperance. Impossible de me lasser de regarder au loin. Seul le soleil, violent, me sortira de mes songes et me rammenera au 4x4 apres les quelques photos de rigueurs.. et oui je pense a vous, assis au bureau en train de lire ces lignes pour tuer un temps devenu trop long. Je sais, je suis cruel. Quel kiffe...

Ce sera pour ainsi dire tout pour le salar. En fin de journee on en sortira pour entrer dans le desert du sud Lipez. On retrouve peu a peu le rouge environnant qu on avait laisse a Uyuni, voire meme avant. Un arret sans autre interet que de lacher 10 bolivianos a un mec pour voir une grotte et un cimetiere et nous voila en direction de San Pedro de Quemes, ou nous allons passer la nuit apres un excellent plat de lasagnes. Ca laissera aussi le temps a Primo de reparer les freins de l auto qui ont une facheuse tendance a couinner comme un petit cuy.

Primo... parlons en de l individu. A premiere vu un peu froid et tres a cheval sur la force qu il faut mettre pour fermer ses portiere (j ai pris une chasse d entree). Mais derriere ca un gros bonhomme super sympa, qui aime repondre aux curieux et qui se marre comme un gamin pour un rien. Il chambre sa femme a la premiere occasion pour nous faire marrer. Exemple : Le dernier jour, le soleil se leve au moment ou nous arrivont sur une crete. Forcement Primo n y voit plus rien, rallentit et pouf! le cailloux. Il explose de rire en gueulant "Buenos dias primero sol" puis avance a tatons en demandant a sa femme si le cailloux est de son cote. Elle, en ouvrant la fenetre dit qu elle ne sais pas. Il lui repond du tac-o-tac en se marrant a moitie "tu sabe nada!!" qu on pourrait  traduire (pas litteralement mais ca veut dire ca) par "tu sers a rien". Ca m a bien fait marre.

Le deuxieme jour on verra les lagunas couvertes de flamands rose, l arbre de pierre et toujours ce decors immense et rougeoyant dont je suis devenu amoureux malgre l absence evidente d arbre. Derniere etape de la journee la laguna colorada, un lac gigantesque rendu rouge par des micro algues dont rafollent ces fameux flamands... Une nuit fraiche a 4300. Fraiche et courte puisque le lendemain, dernier jour on doit se lever a 4h30 pour partir a 5h sans meme dejeuner.

A 5h il fait frais quand meme. Bien habilles, on prend la direction des geysers d ou nous verront le leve du soleil (presque 5000m) apres le passage du cailloux. Quelques photos plus tard, c est la descente vers les eaux thermales ou les volontaires peuvent se baigner. Pour moi ce sera surtout l heure du petit dej. Derniere etapes du trip : le licancabur  et la laguna verde. Un autre lac de couleur, verte cette fois, mais dont l origine n est cette fois pas animal. Il s agit en fait de l oxidation du cuivre qui se situe au fond du lac. Enfin peut importe l origine, avec le volcan en fond ( qui trone a presque 6000m) c est tout simplement sublime.

On laissera Fred et Sophie un peu plus loin. Ils se lancent dans l ascension du volcan. Nadine Bodil et moi meme passeront la frontiere chilienne pour prendre le bus direction San Pedro de Atacama. Seule Heater remontera a Uyuni. Fin du trip et separation des chemins. Trois jours extra avec des gens sympa. J ai volontairement pas cherche a decrire les beaute des lieux et le sentiment d etre la bas, c est peine perdue. Je peux juste dire que j y ai trouve ce que je cherchais en venant ici... C est deja pas mal.

Suite a ce trip c est le retour a la realite. 1h de bus pour descendre a San pedro (2400m). Ville choupinnette mais en plein desert. Il y fait une chaleur comme je desteste. Du coup je reste pas et prend le bus du soir pour Arica. Bus bien classe mais peuple par un morceaux de connard d americain. Situe devant moi, il a tente pendant 4h de baisser son siege a fond alors qu il voyait bien que ca bloquait a cause de mes jambes. Je passe les detail sur la douleur occasionnee. Au bout de 4h il profitera d un relachement de ma part pour m exploser les genoux. Gentillement je lui demanderai de couper la poire en deux parce que c est juste pas possible pour moi. Au milieu de son discours de connard d americain a qui tout est du il me glissera un "i am not confortable" qui me donnera envie de lui carrer son "semi-cama" dans le cul qu il a visiblement plus developpe que l altruisme (quand je lui dis que lui n est pas confortable et que moi j ai juste horriblement mal il me dira que c est mon probleme). Discussion pas possible, je passe aux geste en mettant de grands coup de genoux dans le siege. Non non t occupe pas de moi, j essaye de resoudre mon probleme comme tu dis. Ah c est pas confortable pour toi?! Ben c est ton probleme...  Excede il ira voir le "stewart" et je me retrouverais devant.... Ca va mieux. Enfin il me faudra une bonne heure pour me convaincre de pas retourner lui casser la gueule.

Quel connard! J ai ai croise mais des comme ca c est une premiere. Quand je lui ai dis que j etais trop grand pour qu il baisse son siege a fond il m a quand meme repondu qu il etait plus grand que la moitie du bus. Il faisais 1m80 a tout casser. Evidemment que lui n a pas de probleme.... Arf ca y est je suis de nouveau enerve...

Bon je suis comme meme arrive a Arica. J ai pris direct un taxi pour traverser la frontiere et aller a Tacna. La bas je me suis fait alpaguer par toutes les compagnies de bus. Y en a une qui m a sorti son eternel discours sur la securite et tout le bordel. Quand j ai dis au type que j avais deja passe 1 mois et demi au perou il m a repondu "ah OK, ben si jamais mon bureau est la bas..." . C est ca.... Du coup j ai pris la moins cher comme d hab. Un peu plus long, un chauffeur un peu bourre, mais je suis arrive et mes bagages aussi. 20h de trajet tout compris. J ai du me taper 15h de sommeil pour compenser.

Je suis donc a Arequipa pour un break de deux jours avant de prendre le bus pour Lima puis Huaraz.

Soyez fous.

Gros mimi

 



Publié à 21:24, le 25/10/2009, Salar de Uyuni
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OUF

Ce matin, tandis que je dejeunais a proximite ddu sosie allemand de Gene Hackman en ecoutant du AC/DC, j ai pu voir le vilain monter dans son 4x4. Me voici definitivement soulage...



Publié à 17:04, le 20/10/2009, Uyuni
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AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

 

Je vous est conte mes mesaventures  avec le vilain et mes inquietudes sur le fait de me retrouver dans  un 4x4 avec lui pendant 3 jours. En debut d apres midi, apres mange je suis pris d un doute. Je suis tres introspectif le ventre plein. Il y a beau avoir 150 agences dans la ville, je le sens, le pressens, je le subodorre, l emplatre va choisir MON agence pour faire son trek et me casser les couilles pour le meme tarif. Je passe a l agence pour payer et ainsi valider mon inscription. Au passage j en profite pour demande si du monde s est inscrit après moi (j etais le premier). Je regarde donc le registre, febrile. Un couple de britannique… bien. Et…. Un suedois de 52 ans, voyageant seul…. Thomas Larss.. Je ne connais pas son nom mais ca ne peut etre que lui. Un colle-au-basque pareil ca ne lache jamais.
Je rentre donc a l hotel, la narine aussi contractee qu irritee… Je medite quelques insanites a son endroit puis me raisonne, vaguement, en me disant qu il sagit peut etre d une autre larron des plus sympathique. J entreprend donc de mener mon enquete. Je descend a la reception de l hotel et demande a voir le registre pretextant une erreur dans mon numero de passeport. Filou que je suis…. Je retrouve mon nom (je sais qu il s est inscrit juste apres moi) et lis la ligne du dessous… Thomas Larss… Exterieurement mon flegmme est reste intact. Interieurement ca ressemblais plus a un truc du style “Espece de morceau de fils de pute je vais te passer l envie de me suivre a coup d infusión de phalange BORDEL DE MERDE”. Pardon aux parents dont les enfants mineurs lirons ces propos, je le concede, un brin vulgaire.
C est donc bien lui. Je tergiverse un moment. Oscillant entre l apaisement : “c est pas grave antho ca va pas gacher ton trip, tu peux faire abstraction…”, et la rage : “putain c est pas croyable que ce navet aie choisi la MEME agence que moi… Le salar c est une fois dans une vie je peux pas gacher ca a cause d un blaireau”. Vous vous en doutez, la rage a pris le dessus.
Je me dirige donc vers l agence pour reporter mon expedition au lendemain. Agence fermee. Soit, je ne renonce pas, je m assoie sur un banc avec vue sur l endroit et attend patiemment l ouverture. Il est 14h45. Sur les coups de 15h, le vilain se pointe egalement a l agence. Porte fermee,  il insiste pour essayer de l ouvrir puis regarde par la fenetre, fait trois tour sur lui meme et reprend a l etape une. Deux fois. Non vraiment un abruti pareil je peux pas…
Mais du coup je me questionne. Qu est ce qu il vient foutre ici s il a deja reserve. Encore une fois deux version: soit il viens confirmer en payant, soit il veux aussi reporter son excursion (on deviens vite parano dans ces situations). Tres vite je me dis que je ne peux pas reporter mon trip sans savoir ce qu il venais faire a l agence. Trop risque. Je me lance donc dans une attente interminable en face de cette porte qui reste figee tandis que moi je bouillonne. Le vilain passera environ 5-6 fois dans l heure suivante, repetant le meme cirque. A chaque fois.
A 16h30 la porte s ouvre. 5 minutes plus tard le vilain la franchit, vetu de sa casquette orange, qui me fait penser, etrangement,  au bec d un canard. Mais comme il en a aussi le regard, du canard, j y trouve une forme de legitimite dans la comparaison. Bref il rentre. J observe, de loin. Je le vois sortir des billets. YES! il paie, il arrete de me faire chier. Puis pendant dix minutes je le vois faire des grands gestes dans l agence. Que diable fait il??? Ca m a pris 2 minutes montre en main de payer et valider ma reservation…. Nan vraiment je peux pas. Il finit par sortir, toujours aussi benet. Je me dis qu il serais de bon ton d attendre un peu pour me pointer a l agence. Mais je ne tiens plus. 40 secondes plus tard je penetre dans les lieux et profere dans un parfait espagnol ces mots mainte fois repete et tout droit du coeur venus : “tengo un problema, puedo cambiar el dia del tour…. Por favor”. (J ai un probleme, puis-je changer le jour de mon expedition… s il vous plait?). J exulte litteralement face a la decontraction de la seniora quand elle me dis qu il n y a pas de probleme pour changer de date…. Youpi mille fois youpi (et je pese mes mots).Curieuse, elle me demande tout de meme quel est mon probleme. Moi, pointant du doigt le patronyme de l individu malfaisant, je lui repond “tengo un problema con este chico”, puis meuble en lui expliquant que le salar, c est une fois dans une vie et que je ne veux pas subir pareil penible. Elle se montre tres comprehensive et me repete que ca ne pose pas de soucis. Me voici libere d un poids, dun boulet. Enfin j espere… Je pense que demain je vais mettre mon reveil juste pour le voir monter dans ce 4x4.


Publié à 20:55, le 19/10/2009, Uyuni
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Potosi - Bolivia

10h dans un bus mal isole a se peler les miches, et me voila a Potosi. Rassure d etre vivant avec mes affaires parce que le type place a deux sieges de moi dans le bus, en plus detre clairement defonce a la cc avait l air franchement malsain. J ai pas reussi a dormir a cause de lui.... et du froid un peu. Enfin je suis arrive au final sans encombre. A 5h30 du mat. Pas un chat dans les rues. En meme temps on voit jamais de chat dans ce pays. Le soleil se leve doucement et moi je cherche un hotel pour commencer ma nuit. Suivant les conseils avises du routard, je me dirige vers un etablissement dont les prix sont censes defier toute conccurence... 55 bolivianos la nuit. Et encore... peut on appeler nuit une periode qui s etend de 6h du mat  a midi?? Merci le routard. Du coup je deambule dans les rues desertes de la ville a la recherche du graal moletonne. Voyant une enseigne "backpackers de potosi" je tente. 35 la nuit dans un dortoir vide... Allez je signe, je commence a avoir severement la tete dans le cul j ai plus le gout a me battre. Position du guetteur d avion.

Je vous laisse imagine le contenu de ma matinee... L aprem je me promenerai dans des rues nettement plus anime decouvrant au passage ce qui fait la richesse de la ville : ses monuments au style colonial (on me l a dit, j aurais pas devine, mais c est beau..). Il y en a a foison. En meme temps si on veut etre classe au patrimoine mondial de l unesco j ai envie de dire que c est un minimum.
Mu par un elan culturel aussi surprenant que sincere, je visiterai d emblee un de ces batiments : la cathedrale. 15 Bs pour entrer et Oh surprise cest un vaste chantier. Ca explique pourquoi on m a donne un casque en entrant... Macho Man... L interieur est en cours de renovation. Bon ca gache pas tant que ca le  spectacle. C est tellement kitch qu on distingue a peine les travailleurs assis sur un banc en train de discuter du match de la bolivie. Je prend deux trois photos et me dirige vers l escalier qui mene au cloches dans le clocher (je viens de comprendre pourquoi on dit clocher!!!). De la, superbe vue de la ville a 360 degre. Belle vue sur la coline qui donna naissance a la ville via ses ressources en argent. Car potosi est une ville miniere. Durant le 17e siecle elle etait le centre economique mondial avec sa Casa de Moneda qui frappais les Real mondialement utilises- D ailleurs le sigle du dollar vient de la piece de 8 real de l epoque. Elle arborait un motif contenant le drapeau flottant de la Bolivie (formant un S) et sur les cote deux colonnes... Un S et deux colonnes... $.  Aller je prolonge la minute culturelle avec l origine du nom, "potosi". Ca vient d une explosion qu avaient entenduent des badauds en exploitant l argent de la coline. Ils l avaient rapporte aux espagnol en disant Potochi ! Potochi ! qui signifie "qui tonne, qui explose"... Et voilou...

Voila ici resume l interet de la visite de la casa de moneda (20Bs)... Pour le reste c est un musee comme tant d autre ou on ne fait que pietiner. En plus notre (j etais avec un groupe de vieux francais ebahis par l interet culturel des lieu... Tu parle, avec alzeihmer il ont deja tout oublie....) guide etait gracieuse comme une porte de prison. Elle nous jetait dans une salle pleine de cailloux (mineraux pardon) en nous disant "je vous laisse admirer la salle des mineraux"... Merci pour pour la plus-value inherente a ta presence... connasse. Bon voila j en suis sorti lessive et je suis aller me taper direct une crepe banane chocolat... Ca requinque.

A potosi J aurais aussi pris la direction du Bano del Inca, un lac d eau chaude parfaitement circulaire a 20 bornes au nord de la ville. Petit havre de paix. Rencontre avec Freddy et son petit chien qui vivent tout les deux au bord du lac. Super sympa. Freddy, pas le chien qui avait peur de moi. Discussion avec deux irlandais qui se doraient la pillule apres leur baignade.. .cool. Pour la petite histoire le vrai nom du lac est laguna de tarapaya. Bano del Inca est un surnom du aux visites regulieres d un roi inca atteint de maladie de peau qui venait ici pour se soigner. Perso j ai bien tente un bain de pied mais ca pu toujours autant le soir. Neanmois c est fou de voir la temperature de l eau : 30 degres environ. Je sens que vous brulez d impatience de savoir pourquoi... Pourquoi ce lac est il circulaire, pourquoi si profond (80m pour 70m de diametre environ), pourquoi de l eau chaude en son sein? Ben parce qu il s agit d un cratere de volcan... tout betement

Bon voila, c etait cool de sortir un peu de la ville et de decouvrir le paysage environnant. Toujours aussi desertique mais riche, tres riche en couleur pourtant. Des roches qui vont du noir au blanc en passant par l ocre, le rouge, le rose, et le mauve. J y ai vu de grandes etendu de sable rose par exemple... Truc de dingue.

 

D ailleurs le spectacle naturel continuera en s amplifiant sur la route qui de potosi mene a Uyuni, au sud. Enfin c est pas vraiment une route, c est un chemin de cailloux. 6h la dessus j ai fini avec un mal de crane indecriptible.. Enfin on s en tape, ce qui compte c est le pestacle comme disent les artistes. Des canyon rouges vifs avec l ocre des montagnes en fond et ... tenez vous bien... parfois des arbres d un vert eclatant : des saules, des peupliers (ou qq chose de resemblant).... Enfin des couleurs de partout... De quoi degouter un canide... Sur la fin l arrivee a uyuni, au milieu d un grand plateau en fin de journee, agit comme un bouquet final.... L horizon est brouillee par le sable souleve par le vent. C est le Far West a 4000m d altitude. Au loin on distingue des volcans et a nos pied c est la pampa... Amoureux de grands espaces me voila servi... sur un plateau....desole fallait que je la fasse.

A l entree de la ville par contre c est plus le meme delire.... on a l impression d etre dans une dechetterie tellement les touffes d herbes sont caches par des sacs platiques en tout genre... Toujours si peu de respect pour l environnement... Un peu comme nous y a quelques annees.

Enfin me voila a Uyuni. Demain je part dans un des 1500 4x4 Toyota de la ville direction le salar, le sud lipez et au final San Pedro de Atacama au Chili. La encore je devrais en prendre plein l Emirates (hommage aux cahiers du foot)...

Aller gros mimi et allez l OL.. faut taper Liverpool...

 

... j oubliais de rendre hommage a qq un.... Je disais avoir dormis dans un dortoir pendant 4 nuit. La permiere j etais seul. La deuxieme, une fille pas sympa s est pointe a 6h du mat. La deuxieme un type s est pointe. C est a cet abruti que je veux rendre hommage. Je l ai pas vu a son arrive mais dans l aprem. Un suedois qui parle en anglais c apeux etre cool. Mais un quniquagenaire qui parle trop et se fout en slip kangourou en se badigeonnant le fessier de creme nivea parce que "it s so dry at this altitud", franchement ca me donne pas envie de sympatiser. Surtout que j etais sur le point d entammer une sieste. J ai pas reussi a trouve le sommeil apres ca. Mais il ne s est pas arrete la le bougre. Le soir une russe nous rejoint dans le dortoir. Elle aussi a son style : une espece de valise de 55kg qu elle traine bruyamment sur le parquet imparfait de la piaule. C est desagreable d etre reveille de la sorte. Derriere les deux vilains entamment une discussion sans le moindre effort pour me foutre la paix. Je me redresse donc, deja pour voir la gueule de la russe, et ensuite pour marquer mon mecontenement... La ils s excuse et parlent moins fort. Bande de cons je suis reveille maintenant... Et ils sortent... Enfin.

Le lendemain meme cirque. La russe avec ses brodequin qui fait 250 aller retour sur ce putain de parquet lumiere allume (il est 7h30). Nouvelle discussion anime entre les deux.. Je suis dingue. Ils sortent en laissant la lumiere allume et la porte ouverte sur le patio.... Quand j ai ferme la porte je crois qu une brique est tombe du mur. Je les hais....

Mais le pire dans tout ca, c est qu au milieu de la route entre potosi et uyuni, on fait une halte. sur qui je tombe? L emplatre... souriant et benet comme je l avais laisse. A uyuni dans le hall de mon hotel, sur qui je tombe? lui.. again and again J en peux plus. Si demain il se retrouve dans mon 4x4 je crois que je l aligne avant la fin des trois jours. Je veux pas me porter la schcoumoun, mais y a 150 agences dans la ville qui vendent des tours pour faire la salar...

hommage rendu



Publié à 17:27, le 19/10/2009, Potosí
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Robert, pardon

Apres avoir tape, enregistre et vaguement relu, dans cet ordre, j ai realise l ampleur de l offense que je faisais a l orthographe... Si vous aussi vous y etes sensibles, veuillez me pardonner. Sachez toutefois que je suis le premier a en souffrir..



Publié à 02:29, le 16/10/2009, Potosí
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